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Vale, SpaceX et les entreprises israéliennes au cœur de l’actualité des exclusions au 3ème trimestre 2026

  • Vale a été retirée de cinq listes d’exclusion, tandis que SpaceX a été ajoutée à quatre listes
  • Les entreprises israéliennes ont enregistré 10 nouvelles exclusions, dans un contexte de légère baisse du nombre total d’exclusions

Covalence, une agence de notation ESG basée à Genève, vient de mettre à jour son Norms-based exclusions monitor pour le 3ème trimestre 2026. Cet outil agrège 63 listes d’exclusions publiées par des détenteurs d’actifs et des gestionnaires d’actifs à l’échelle internationale, ainsi que par les Nations Unies. Il recense les entreprises figurant dans ces listes en raison de leur comportement.

Vale vs SpaceX

Considérons d’abord les principaux changements dans le décompte des exclusions par entreprise : au 30 septembre 2026, Vale SA affiche 5 exclusions en moins, passant de 34 à 29 listes d’exclusions. Ceci-dit, la compagnie minière brésilienne figure toujours dans le top 10 des sociétés les plus exclues.

Les institutions ayant récemment sorti Vale de leur liste d’exclusions sont : KBC Group (assurance, Belgique), Pensioenfonds PGB (fonds de pension, Pays-Bas), Pensioenfonds PNO Media (fonds de pension, Pays-Bas), Pensioenfonds Rail & Openbaar Vervoer (fonds de pension, Pays-Bas) et Algebris Investments (gestionnaire d’actifs, Royaume-Uni). Pour 4 parmi ces 5 institutions, la raison jusque-là invoquée pour l’exclusion de Vale était : violation du UN Global Compact.

Autre changement notoire à l’échelle des entreprises : SpaceX affiche 4 exclusions supplémentaires, et figure désormais dans 7 listes d’exclusions (contre 3 à la fin du 2ème trimestre 2026).

Les institutions qui ont récemment ajouté SpaceX à leur liste d’exclusions sont : Industriens Pension (fonds de pension, Danemark), Nordea (gestionnaire d’actifs, Finlande), Pensionskassernes Administration (PKA) (fonds de pension, Danemark) et Velliv (fonds de pension, Danemark). Les raisons invoquées pour ces exclusions sont : problèmes de gouvernance, normes, et circonstances spéciales. Voir aussi notre compte-rendu du 2ème trimestre.

Au prochain trimestre, il sera intéressant de voir si d’autres institutions ajoutent SpaceX à leur liste d’exclusions normatives, ou si un pic a été atteint.

Pression croissante sur les entreprises israéliennes

Par ailleurs, l’analyse des données récentes selon le pays d’origine des entreprises exclues apporte un résultat intéressant : les entreprises israéliennes enregistrent 10 exclusions supplémentaires en comparaison avec le 2ème trimestre, passant de 526 à 536 exclusions. C’est le pays qui affiche la plus forte augmentation au 3ème trimestre, alors que globalement le nombre d’exclusions a légèrement baissé (7308 au 3ème trimestre contre 7469 au 2ème trimestre). Par souci de comparabilité, ces résultats ont été calculés sans prendre en compte la liste publiée par les Nations Unies (Database of Business Enterprises Pursuant to Human Rights Council Resolutions 31/36 and 53/25).

Les entreprises israéliennes les plus exclues sont : Elbit Systems Ltd (figure sur 26 parmi les 63 listes suivies), Bank Hapoalim BM (26), Bank Leumi Le Israel BM (25), Mizrahi Tefahot Bank Ltd (24) et Israel Discount Bank Ltd (22).

Les industries les plus représentées parmi les exclusions visant les sociétés israéliennes sont : Banques diversifiées, construction et ingénierie, sociétés immobilières, exploration et production pétrolières et gazières, et aérospatiale et défense.

Les raisons le plus souvent invoquées pour justifier l’exclusion de sociétés israéliennes sont :  droits de l’homme, Israël/Palestine, mauvaises pratiques en matière d’ESG, normes, droits de l’homme et droit international, gouvernance d’entreprise insuffisante, et risque de violation des droits de l’homme en temps de guerre et de conflit.

Si l’on considère les pays hôtes des institutions publiant des listes d’exclusions normatives nommant des sociétés israéliennes, le Danemark arrive loin en tête avec 331 exclusions (59% du total), suivi par la Norvège (79, 14%), les Pays-Bas (49, 9%) et la Nouvelle Zélande (38, 7%).

A noter enfin qu’en Suisse, l’Association suisse pour des investissements responsables (ASIR), qui regroupe de grosses caisses de pension et assurances, a ajouté 3 sociétés israéliennes à sa liste publique d’exclusions normatives (voir Le conflit israélo-palestinien fait bouger des caisses de pension suisses, 24 Heures, 4 octobre 2026).

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